Inauguration et ouverture d’un centre de santé/maternité sur la côte Est et appel à dons !

Malgré l’annulation de la Fête aux huîtres fin novembre, l’association Marcq-Madagascar ne baisse pas les bras. Elle entend poursuivre ses projets à Madagascar en dépit d’un contexte sanitaire et social difficile. Depuis 25 ans, son lien avec Madagascar est indéfectible. Elle a ouvert il y a quelques jours un centre de santé (CSB2) et maternité à Ambanja sur la côte Est en pleine brousse. Un projet monté en moins de 2 ans, ce qui n’est pas un mince exploit, tant il a été complexe à planifier, l’association n’ayant pu se rendre sur place cette année. Toutes les missions prévues ont été annulées.

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SITUATION SANITAIRE COVID-19 A MADAGASCAR

SITUATION SANITAIRE COVID-19 A MADAGASCAR

Mes contacts réguliers avec différents intervenants à Madagascar dans le cadre de l’accompagnement des projets, m’autorisent à vous donner quelques informations concrètes de la situation vécue au quotidien dans le pays !

25 000 000 habitants, un des pays les plus pauvres au monde où 50% ont moins de 18 ans, où près de la moitié de la population est sous-alimentée et où l’équipement médical est plus que réduit.

Il n’y a pas de « sécurité sociale », quasiment pas d’assurance maladie

L’extension de l’épidémie de Covid-19 est incontrôlable, elle progresse vite, malgré une « tisane » et un médicament créés par l’IMRA pour lutter contre la Covid-19. Madagascar parvient, malgré tout, à maîtriser le coronavirus. On dénombrerait à ce jour 6 décès pour 845 cas confirmés.

Les derniers chiffres malgaches démontrent une flambée du nombre de cas confirmés dans l’Est, mais les deux principaux foyers se limitent à Tananarive et Tamatave. Les taxi-brousses ont interdiction de circuler, les villes de Tana et Tamatave sont « fermées ». Et les sorties en ville ne sont autorisées que jusqu’à 13h00.

Mais que veulent dire les chiffres quand un pays «  n’a pas de vieux », peu de malades de longue durée……et que la plupart sont immunisés par le manque d’hygiène au quotidien ?
Les marchés illégaux sont le seul moyen pour les plus pauvres d’acheter de quoi manger pour survivre, les travailleurs journaliers doivent sortir pour espérer avoir une assiette de riz le soir avant d’aller dormir à 4, 5, 6 voire plus dans une pièce de 10 m2, alors comment expliquer à la population des bidonvilles et de la brousse que la distanciation sanitaire est un impératif contre la maladie ? En fait, un confinement « dur » est quasi impossible

La lutte contre ce virus s’annonce donc longue et compliquée à Madagascar.

L’état ne doit certainement pas tout dire, les morts ne sont – soit disant- pas dus au COVID-19 (mot qui fait peur) mais à la dengue, à la peste ou au paludisme. Car il faut savoir que les personnes déclarées positives au Covid-19 ont vu leur vie bouleversée, elles ont du mal à être acceptées par leur entourage et la société. Certaines sont rejetées. Quant aux malades guéris du Covid-19, ils subiraient le même sort et sont stigmatisés, marginalisés.

Un grand nombre de résidents français sont rentrés au pays ! L’Ambassade de France a reçu 8000 appels à ce sujet……

L’Union européenne apporte son soutien à Madagascar à travers l’octroi d’un don de 3 millions d’euros soit environ 12 milliards d’ariary. Ce don contribuera « aux efforts actuellement déployés par le gouvernement pour la prévention et la lutte contre la pandémie de Covid–19 »

Les tests sont effectués par l’Institut Pasteur de Madagascar.

Dominique VARLET

RB du 04/06/2020

Projets 2020 investissements Marcq-Madagascar

PROJETS 2020
 
ANTANANARIVO13ème COLLINE « Maison des Arts Tana »
 
ANTANANARIVOAT HOME ORPHELINAT
 
AMPARAFARAVOLAPetite unité de production d’huile d’arachide
AMBOHITRARIVOparticipation construction 6 classes SMMI
IMERIMANDROSOAccompagnement  fermes agricoles 50%
 
FENERIVE ESTFrais de communication Riana collaboratrice
FENERIVE ESTEquipement technique au lycée technique
 
FENERIVE EST régionProjet d’accès à l’eau et à l’hygiène
 
 
AMBANJAMaternité / dispensaire / PMI
 clôture, bâtiments personnel médical et famille
 
SAINTE MARIERebondir par la formation hôtelière de femmes
 
 
MAHAMBOProgramme de ramassage des ordures
 Conforter le projet de ramassage
 Coup de pouce école EPP 
 Maraîchage
 Rénovation hôpital/CSB II en 2021
 
TSARAHONENANAEcole 6 classes SMMI (en attente de confirmation)
 
LAC ALAOTRA Maintenance et petite réparation technique bornes
AMBATONDRAZAKAMachine batteuse à riz
CONTAINEUREnvoi à Madagascar
 
Les investissements prévus par l’association Marcq-Madagascar en 2020

AIDE POUR L’ORPHELINAT DE MAZOHAFA avec MARCQ-MADAGASCAR

                 

La gravité de la situation à Madagascar dépasse de loin la crise sanitaire, et c’est tous les aspects du quotidien des plus démunis qui affecte ce pays, un des plus pauvres de la planète.

Marcq-Madagascar est partenaire de l’association AT HOME. Notre association a inscrit et voté dans ses projets 2020 la surélévation d’un bâtiment destiné au logement de la cuisinière et l’installation de panneaux photovoltaïques.

AT HOME a été créée il y a 2 ans par Gaël SOLER, un jeune coopérant qui s’est pris de passion pour le pays. Elle accueille à ce jour 17 enfants dans la banlieue d’Antananarivo  et  a créé plus de 3 emplois stables. Un atelier de menuiserie a été développé. Elle  offre aux enfants un toit, de la nourriture, l’accès à la santé et à l’éducation, en bref, une vie normale pour tout enfant…sous l’autorité de son Directeur Hasina. 

Aujourd’hui,  les familles les plus misérables installées autour de l’orphelinat sont dans le besoin extrême, plus de possibilité de travaux journaliers

En cette période trouble,  sa mission nouvelle (en plus de sa mission première : recueillir des orphelins) est de leur venir en aide, de les extirper de la détresse qui va aller en s’amplifiant.

Les besoins en produits de première nécessité sont une priorité et à ce titre la direction de l’orphelinat est très sollicitée par les familles tout autour. Elle a  donc commencé à toucher d’autres bénéficiaires, dans le quartier, dans les rues et les écoles. Elle les a aussi  incités à adopter une démarche écologique et à montrer l’exemple de pratiques altruistes !

Avec Gaël et Hasina, un plan d’action concret est mis en place. Les projets d’aide de ce type se plaçaient plus loin dans le temps, mais la pandémie et ses conséquences sociales en ont décidé autrement.

Le Bureau de Marcq-Madagascar s’est réuni le jeudi 23 avril en visioconférence et sur la proposition de Dominique Varlet, vice-président en charge des projets à Madagascar,  a décidé de participer activement au projet de « SOUTIEN A L’ORPHELINAT MAZOHAFA et à son aide à la population ». Les membres du Bureau ont voté à l’unanimité, via un crowdfunding sur la plateforme HELLOASSO, un don exceptionnel de 1000€ afin de donner un réel coup de pouce à cette initiative. Les fonds récoltés via le site de collecte de fonds, ont dépassé les 3500€…

 Gérard DELESCLUSE Président de l’association Marcq-Madagascar et Dominique VARLET vice-Président                                                                                                                      

                                                                                                

                                                                                                

L’Association Marcq-Madagascar solidaire du père EPHREM et de son centre NRJ…

Le père EPHREM est le directeur du centre ÉNERGIE (NRJ) à Antananarivo. Ce centre a été créé en 1987. Sa mission est de venir en aide aux jeunes des rues, sans toits ni lois, en situation de rupture, mais en mobilisant  leur savoir-faire. Aujourd’hui plusieurs centaines de jeunes participent à la vie de cette structure unique. Le père EPHREM est doté d’une énergie peu commune. Là-bas, le confinement est vécu comme un drame social. Tous les petits boulots qui permettaient de se nourrir au jour le jour se sont brutalement arrêtés. Même si sur le plan sanitaire, la situation semble stabilisée (mais il y tant d’autres souffrances), les dégâts dans la population sont énormes.

Cette lettre est une lettre d’espoir. Si elle décrit la vie au quotidien, elle révèle SURTOUT une énorme force mentale. Le peuple est toujours debout, digne ! Belle leçon pour nous…

L’association Marcq-Madagascar a voté une subvention exceptionnelle de 500€ pour le centre NRJ déjà soutenu chez nous par l’association Un Filleul Pour Madagascar qui aide à scolariser les enfants.

Gérard DELESCLUSE

Président de l’association Marcq-Madagascar.

Père EPHREM

Le père EPHREM est le directeur du centre ÉNERGIE (NRJ) à Antananarivo. Ce centre a été créé en 1987. Sa mission est de venir en aide aux jeunes des rues, sans toits ni lois, en situation de rupture, mais en mobilisant  leur savoir-faire. Aujourd’hui plusieurs centaines de jeunes participent à la vie de cette structure unique. Le père EPHREM est doté d’une énergie peu commune. Là-bas, le confinement est vécu comme un drame social. Tous les petits boulots qui permettaient de se nourrir au jour le jour se sont brutalement arrêtés. Même si sur le plan sanitaire, la situation semble stabilisée (mais il y tant d’autres souffrances), les dégâts dans la population sont énormes.

Centre Energie

Cette lettre est une lettre d’espoir. Si elle décrit la vie au quotidien, elle révèle SURTOUT une énorme force mentale. Le peuple est toujours debout, digne ! Belle leçon pour nous…

L’association Marcq-Madagascar a voté une subvention exceptionnelle de 500€ pour le centre NRJ déjà soutenu chez nous par l’association Un Filleul Pour Madagascar qui aide à scolariser les enfants.

Gérard DELESCLUSE

Président de l’association Marcq-Madagascar.

Le plus dur, ce n’est pas les enfants. Le plus dur, c’est de nous détacher de tout pour être avec eux.

« Quelques signes ont été constatés ici et là qui prédisaient une explosion tant les gens sont asphyxiés par la situation. A Tananarive, on vit dans la rue. Garder toutes ces personnes qui d’habitude sont dehors toute la journée, revient à les étouffer. Pour un grand nombre des familles, la maison représente tout juste un abri pour dormir. Pour nos familles, cela n’est même pas valable : ils ne peuvent pas tous dormir dans « la maison » en même temps. Il faut y aller à tour de rôle. Des enfants du gîte n’ont pas voulu rentrer justement parce que rentrer pour beaucoup signifie dormir dehors durant la moitié de la nuit ou subir de la violence de diverses formes.

Les enfants du centre :

Quelques grands bénéfices de ce temps auront été la conscience des enfants sur l’importance de la propreté corporelle (deux douches par jour), lessive, ménage… et la variété de la nourriture. Durant ce temps, nous avons réussi à casser l’exclusivité du riz dans notre alimentation. Nous l’avons remplacé très souvent – au plus fort du confinement on n’en prenait plus qu’une fois par jour au lieu de trois – par du maïs, semoule de blé, haricots, manioc, patate, saonjo, banane. Nous leur expliquions à chaque fois quel intérêt ces changements pouvaient apporter. Nous avons également pu profiter de manger du poulet car nous n’arrivons pas à vendre nos poules que nous réformons à la fin de leur cycle de ponte. La facture sera sans doute un peu plus amère qu’en temps normal car il faut aussi y ajouter l’inflation causée par la restriction des mouvements des personnes.

La situation des familles

Nous nous sommes également inquiétés de la situation de notre personnel. Nous avons conscience de notre capacité de le rémunérer, nous avons le devoir de les soutenir en ce temps difficile. Nous avions déjà au mois de mars donné un petit argent de poche pour les enfants du personnel qui sont confinés eux aussi. Pour ce mois d’Avril nous distribuons un peu de riz et un peu d’argent au prorata de la taille de la famille. Nous avons bien conscience que c’est peu de chose, mais nous donnons déjà ce que nous avons.

Quid du télétravail

Belle théorie. Nous n’aurons pas pu en profiter. Aucun n’a d’ordinateur à la maison parmi notre personnel. Les éducateurs qui devaient actualiser les dossiers des enfants ne pouvaient pas le faire de chez eux. Certain n’a pas d’électricité chez lui, pour d’autres impossible de le faire hors du Centre. Et pourtant, sans transport en commun, impossible de venir au Centre. Ainsi, pour les visites à domicile des familles, il nous a fallu une semaine avec une voiture réquisitionnée pour le faire car les éducateurs habitent loin : pour certains 3 heures de marche avant d’arriver en ville. Nous avons donc dû faire preuve de grande souplesse et compréhension à leur égard.

MARCQ-MADAGASCAR soutient l’orphelinat MASOHASA

 La crise sanitaire n’épargne pas non plus Madagascar, le pays est en état de confinement. Les familles les plus démunies installées autour de l’orphelinat sont dans le besoin extrême, plus de possibilité de travaux journaliers…..

 Les besoins en produits de première nécessité sont une priorité et à ce titre la direction de l’orphelinat est très sollicitée par les familles tout autour.

Distribution de repas aux abords de l’orphelinat , mi-avril 2020

 Les fonds espérés par ce crowdfunding d’HelloAsso sont de 3000€.

 Les membres du Bureau de Marcq-Madagascar ont voté le 23 avril 2020 en visio-conférence à l’unanimité une subvention exceptionnelle de 1000€ afin de donner un réel coup de pouce à ce projet.

 J’ai demandé à Elisabeth Maire, présidente de l’association AT HOME, de gérer au mieux la ventilation des fonds avec peut-être des versements en plusieurs étapes !

J’ai prévenu Gaël par message de notre geste exceptionnel, voici son retour immédiat : 

« Incroyable ! Merci à vous c’est fantastique ! Je ne sais pas quoi dire à part merci ! »
Nous avons également reçu le message suivant d’Elisabeth Maire, secrétaire et trésorière de l’association At Home France et membre de notre association: »Au nom de tous nos adhérents, du Président et de moi-même, nous vous adressons notre profonde gratitude, pour votre don si généreux, qui à lui seul, comble 33% du crowdfounding demandé par Masohafa!Nous vous assurons de l’utilisation échelonnée de cette somme et vous garantissons qu’elle sera utilisée comme prévu dans le texte: »assurer le soutien alimentaire et sanitaire de l’orphelinat et des familles pauvres qui l’entourent ». Votre confiance nous touche beaucoup et nous donne en même temps une grande responsabilité,..à double sens. »En ces temps difficiles, notre solidarité pour Madagascar est totale! « 

NOUVELLES DE LA MATERNITE/CSB II A AMBANJA / FENERIVE-EST réalisée par Marcq-Madagascar

COMPTE-RENDU :

Actualités: En ce moment (mai 2020) étude de mise en oeuvre d’un bâtiment pour le personnel médical et étude de sécurisation par la mise en place d’une clôture.

Depuis notre retour de voyage le 11 octobre 2019, la construction, sous la direction de Franck, entrepreneur en bâtiment, est rentrée dans sa phase « clos-couvert » en respectant nos quelques remarques.

La phase finale a été laborieuse, en effet, la difficulté de finir les travaux d’enduit, de carrelage, de peinture, d’installation électrique et plomberie……..

Imaginez-vous un bâtiment en dur en pleine brousse c’est comme un château au milieu d’un village…

La maternité en cours de construction
Les panneaux solaires soudés dans le toit pour éviter les vols.

L’accès est extrêmement difficile à tel point qu’il y a très peu de transport régulier, pas même une charrette tirée par 4 zébus…….pendant toute l’année, principalement pendant la période des pluies de novembre/décembre jusqu’en avril….
Les gros matériels et les matériaux correspondants sont acheminés par des camions qui tentent de passer, d’avancer, de s’embourber après avoir cassé un arbre de pont, etc, etc…..ce qui a des conséquences dramatiques pour l’entrepreneur………ne pas tenir les engagements de délais et surtout de devoir faire face à la surenchère du prix du transport…
Sans oublier que la dernière partie n’est pas accessible par camion…..son chargement se fait à dos d’hommes sur les 2 derniers kilomètres…..
Vous remarquerez un détail sur la photo jointe, les panneaux ont été soudés et le démontage ne peut se faire que de l’intérieur…. (vol quasi impossible par le toit…)
Enfin, une réception provisoire a pu être programmée le 17 janvier avec la précieuse
collaboration du vazaha José de Mahambo. Un certain nombre de réserves techniques
ont été relevées.
En collaboration avec l’entrepreneur Franck, un second rendez-vous a été proposé le 7 février afin de lever toutes les réserves. Voir liste et photos jointes.
En contrepartie de notre réalisation, l’engagement de la commune est d’aménager la voie d’accès à cette maternité (CSB II) avec la collaboration de la population locale très attachée à la prochaine ouverture d’une structure de santé qu’elle réclame auprès du ministère depuis plus de 10 ans !!!

Est à l’étude la mise en sécurité de l’établissement par la réalisation d’une clôture.
Durant la phase 2 est également prévue en 2020 la construction d’un logement pour le personnel médical.
Un petit bâtiment d’accueil des familles des malades est souhaité et pourra être envisagé en 2021.
Le Docteur Luc Michel Sendratiana, Directeur Régional de la Santé pour la région Analanjirofo et son collaborateur, le Docteur SAHALA Dominioni, Médecin Inspecteur de Fénérive-Est ont constitué leur équipe médicale. Une convention de don du bâtiment entre A2M et le ministère de la santé publique est en phase finale de signature. Une dizaine de colis de produits de soin pour le démarrage de la maternité/CSB II sont arrivés par conteneur. Il reste en attente de livraison la dotation en matériel technique commandée et fournie par le ministère de la santé publique. Un contretemps de taille est venu perturber le planning, en effet, le fameux Corona virus fait le tour du monde et arrive sur Madagascar également…. L’inauguration qui devait avoir lieu lors de notre voyage d’avril est reportée, nous l’espérons, 1ère quinzaine d’octobre 2020 !

COVID-19 à Madagascar par Marcq-Madagascar

Bonjour mes ami(e)s,

Nous sommes plongés dans un isolement collectif. Nos échanges sont devenus compliqués et pourtant il me paraît essentiel de continuer à communiquer entre nous et de faire le point régulièrement de nos actions et de la situation sociale et sanitaire à Madagascar. Après les inondations catastrophiques de fin janvier autour du lac Alaotra où nous sommes largement présents, le pays  est aujourd’hui confronté à ce foutu virus. C’est la crainte majeure des autorités de ne pouvoir juguler ce fléau.

Les petits commerces ont disparus !

Aujourd’hui les grandes villes d’Antananarivo, Tamatave, Fianarantsoa sont confinées, mettant dans le désarroi une population qui s’est réfugiée dans les campagnes Les commerces, les marchés sont fermés, les transports interrompus. Le père Pedro a qualifié la situation de très difficile: « dans nos villages, des dizaines de familles vivent encore dans des logements de 10 m². Ils sont 5,6,7 personnes. Ils ne peuvent pas rester dedans, ils sont dehors! Cela fait un an que nous n’avons pas d’eau… » A ce jour, une centaine de cas Covid-19 sont confirmés. Mais  ce chiffre augmentera ces prochaines semaines. Mais au-delà , c’est tout le travail des petites gens qui n’ont déjà rien qui est anéanti. Et l’état ne pourra rien faire!

l’exode dans les campagnes pour éviter le confinement dans les grandes villes

Notre présence est plus que nécessaire, elle est vitale! Comme vous le savez, nous planifions chaque année plusieurs missions et voyages pour assurer le suivi de nos actions et conforter nos projets. La mission de mars/avril (inauguration et ouverture du cente de santé/maternité par Dominique) a bien sûr été annulée.

Pour garder le lien entre nous, je me propose de vous envoyer chaque semaine un CR de 4 dernières missions(septembre/octobre 2019 avec Dominique, Philippe et David et février 2020 avec Laurence pour l’artisanat et Caroline/Jean-Luc).

Nous commençons par le compte-rendu de David dont la mission a été de préparer un audit de toutes nos installations techniques. Trop souvent, le matériel tombe en panne, l’entretien est aléatoire et le personnel mal formé. Un constant qui nécessite une présence régulière de notre part et la  mise en place de procédures adaptées.

Bien cordialement.

Pour le Bureau,Gérard